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Le Canada pourrait devenir le premier « membre associé » de l’Union européenne

by Etienne Kambala
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Le Canada accélère son rapprochement avec l’Union européenne. Dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis, Ottawa cherche à diversifier ses partenaires, tandis que les Européens veulent sécuriser de nouvelles alliances dans des secteurs stratégiques.

Cette convergence pourrait déboucher sur une formule encore jamais expérimentée par l’Union européenne. Mercredi 16 septembre 2026, la présidente de la Commission européenneUrsula von der Leyen a proposé que le Canada puisse devenir le premier « membre associé » de l’UE. Elle s’exprimait devant le Parlement européen à Strasbourg, en présence du premier ministre canadien Mark Carney.

Derrière cette proposition se trouve une volonté d’élargir considérablement la coopération entre les deux parties. Le commerce reste important, mais les discussions portent désormais aussi sur la défense, l’intelligence artificielle, l’énergie, les technologies, les minerais critiques et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

Pour le Canada, l’enjeu est notamment de réduire sa forte dépendance économique envers son voisin américain. Le gouvernement de Mark Carney ambitionne de doubler les échanges commerciaux avec les marchés autres que les États-Unis au cours de la prochaine décennie. L’Europe apparaît ainsi comme l’un des partenaires privilégiés de cette stratégie de diversification.

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L’Union européenne trouve également son intérêt dans ce rapprochement. Le Canada dispose notamment d’importantes ressources énergétiques et minières, alors que les Européens cherchent à diminuer certaines dépendances extérieures, particulièrement dans l’approvisionnement en matières premières critiques.

Le projet reste toutefois à un stade politique. L’Union européenne ne possède actuellement aucun statut officiel de « membre associé » comparable à celui évoqué pour le Canada. Les contours juridiques, les droits et les éventuelles obligations liés à cette formule devront donc être définis, et les États membres devront se prononcer sur une telle évolution.

Mark Carney avait d’ailleurs précisé quelques jours avant son déplacement en Europe que le Canada ne cherchait pas à devenir un membre à part entière de l’UE. Le premier ministre canadien parle plutôt d’une « alliance unique », susceptible de donner une nouvelle dimension aux relations entre Ottawa et les Européens.

La proposition d’Ursula von der Leyen ouvre ainsi une nouvelle phase de discussions. Un sommet Canada-Union européenne prévu en octobre à Montréal devrait permettre aux deux parties de préciser jusqu’où elles souhaitent pousser ce rapprochement.

Crédit Photo A La Une : AFP et Créateur : OLIVIER MATTHYS

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