Le président Félix Tshisekedi se dit ouvert à un dialogue national inclusif pour renforcer l’unité et la cohésion du pays, tout en précisant qu’il ne peut servir à relativiser l’agression ou à diluer les responsabilités établies.
Face aux appels répétés à la tenue d’un dialogue national pour apaiser la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a réitéré ce samedi 31 janvier 2026 son ouverture à un dialogue inclusif et républicain, tout en précisant qu’il ne saurait servir à relativiser des agressions ou diluer des responsabilités établies.
Lors de la cérémonie d’échange de vœux avec les diplomates à Kinshasa, il a souligné que ce dialogue devrait se tenir sur le sol national, organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution et des lois en vigueur. Le Chef de l’État a également salué l’engagement du président angolais João Lourenço en faveur de la paix régionale.
Félix Tshisekedi a insisté sur des conditions concrètes pour une paix durable : arrêt du soutien aux groupes armés, retrait des forces étrangères, respect des mécanismes régionaux et restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.
Sur le plan national, plusieurs confessions religieuses ont publié en août 2025 une feuille de route commune pour le dialogue, mais les initiatives concrètes attendues du Chef de l’État tardent à se matérialiser, tandis que la diplomatie peine à faire progresser la situation face aux tensions persistantes avec Kigali et l’AFC/M23.





